Une quatrième session universitaire s’achève pour moi et je réalise à nouveau que le temps m’a filé entre les doigts. Pour une jeune femme qui était à l’école secondaire il y a de cela à peine 2 ans, l’université m’apparaît comme le bouton « avance rapide » de la télécommande de la vie. Cependant, j’ai aussi l’impression que je grandis d’une façon beaucoup plus rapide dans ce milieu. C’est comme si, à chacune de mes journées dans ce lieu d’enseignement, mon regard sur la vie s’éclaire de plus en plus. Sans aucun doute, je crois que cela est dû au fabuleux transfert de savoir que mes professeurs me procurent. Dans ce blogue-ci, je vais me concentrer sur le partage des connaissances de Pierre Lévy, duquel j’ai eu la chance, à nouveau, de participer à son cours.

 

Pour une seconde session, j’avais le bonheur de passer mes lundis soir en compagnie du professeur Lévy. De plus, ce dernier encourageait encore l’utilisation de Twitter (#UOTM17) dans son cours. Comme décrit dans mon blogue précédant, c’est une pratique que j’adore et que j’encourage les autres professeurs, surtout dans le domaine de la communication, à utiliser. Ce que j’ai grandement apprécié avec le cours Théorie des médias, c’est tout l’apprentissage que j’y ai fait relativement au grand nombre de nouvelles connaissances acquises. Pour une fille qui croyait tout savoir de l’Internet, avec ce cours, j’ai appris que j’étais loin de saisir ce phénomène intéressant, mais surtout si complexe. Je vous présente donc ainsi quelques concepts vus lors de cette session qui m’ont fait beaucoup réfléchir.

 

Tout d’abord, Pierre Lévy nous a enseigné l’importance de la curation et de l’analyse collaborative des données. Dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, les informations et les connaissances arrivent de partout à la vitesse de la lumière. Afin de ne pas se perdre dans ce raz-de-marée de contenus diversifiés, et surtout pour ne pas se faire avoir par ces derniers, il est essentiel d’apprendre comment trier, catégoriser et hiérarchiser ce que nous lisons sur le web. Ce travail, qui semble de prime abord évident, se retrouve en fait loin de l’être dû à la quantité excessive de contenu auquel il est dorénavant si facile d’accéder. Cependant, lorsque cela est fait conjointement avec des pairs, les bénéfices en sont énormes. En fait, je suis convaincu que cette curation deviendra d’autant plus nécessaire avec les années et le développement des technologies en général. Ainsi, nous éviterons de nous retrouver dans la situation ou les données abondent, mais les informations relativement à la fiabilité de ces dernières et de leur classement sont introuvables.

 

Ensuite, l’intelligence artificielle est un sujet qui a su faire parler de lui lors de ce cours. Tous les étudiants ont démontré un vif intérêt concernant ce dernier, notamment dû au fait que les progrès de ce phénomène ne cessent d’avancer. En fait, j’ai cru remarquer que les gens avec qui je partageais ce cours se montraient fascinés, mais aussi apeurés par l’avancement fait par l’intelligence artificielle. En fait, mes sentiments aussi se retrouvent partagés lorsque je réfléchis au développement de celle-ci. L’intelligence artificielle se taille une place qui devient tranquillement intrusive dans nos vies et il y a matière à réflexion à ce sujet. Comme discuté dans mon cours de Publicité et société, les compagnies utilisent cette dernière afin de fabriquer des algorithmes permettant d’apprendre à nous connaître, et ce, même si nous sommes derrière un écran ! Ainsi, elles placent directement les bonnes publicités sur nos médias sociaux, dans le but de recevoir un fameux clic sur ces dernières. Est-ce vraiment une pratique légale ? Bien sûr que oui… Et c’est ce qui est triste, car nous nous faisons ainsi influencer sans même nous en rendre compte. D’un autre côté, les avancements en intelligence artificielle sont impressionnants : Reconnaissance faciale, vocale, du toucher, la capacité de connaître les restaurants ou les activités les plus près de nous susceptibles de nous intéresser, etc. Les possibilités sont infinies ! Mais encore, jusqu’où cela ira-t-il et qui aura le dernier mot quant à ces données personnelles ?

 

Aussi, les « Open science » sont aussi un sujet qui m’a grandement intéressé. De nos jours, comme décrit ci-haut, absolument tout se retrouve facilement sur le web. En quelques clics, les informations abondent tellement qu’il est vraiment difficile de s’y retrouver. Cependant qu’en est-il des informations auxquelles nous pouvons vraiment nous fier tels que les résultats des recherches scientifiques ? Il y a ici un grand débat que nous pouvons encore observer aujourd’hui. En fait, tout le monde est constamment à la merci de l’appât du gain. Malheureusement, les éditeurs scientifiques ne font pas exception à la règle. Ces derniers aussi cherchent constamment à obtenir de l’argent en échange des informations qu’ils disposent et l’on comprend bien cela. Par contre, ce n’est pas logique que les écrivains d’articles scientifiques ne reçoivent rien, ou presque rien, alors que ce contenu leur appartient !  Ainsi, si l’on doit payer pour avoir accès à ces savoirs, ces derniers devraient recevoir l’argent ainsi dépensé. Et, au contraire, si, comme le veut le milieu universitaire, l’accès à ces connaissances devait être gratuit puisque c’est important que tout le monde puisse les utiliser, alors les éditeurs ne devraient pas avoir le monopole.

 

Pour finir, il y a encore de nombreux autres sujets que nous avons découverts grâce au professeur Lévy cet hiver. Les « digital humanities », les « big datas », le nouveau journalisme, le blockchain et le bitcoin sont aussi des domaines qui ont été étudiés dans le cours Théorie des médias. En fait, nous avons tant appris, et il y a tant à apprendre encore que je suis convaincu que monsieur Lévy aurait pu continuer ainsi pour la durée d’une autre session. De ce fait, même si je n’aurai plus la chance d’être enseigné par cet homme, les connaissances qu’il m’a transmises seront gravées à jamais dans ma mémoire.

Storify 1 : Curation de Tweets & Blockchain d’idées

Storify 2 : Les « Big datas » de #UOTM17

Pierre Lévy, merci !

Jade La Neuville-Gauthier

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